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Course Designer Andrea Colombo: The Challenges of Designing the First Major Event after the Stop

2020.06.21.99.99 Interviews Andrea Colombo at Hubside Jumping HJ

We know the job of course designers, their mission. But for a course designer, when riders and horses have not participated in a competition for three months, is it different?

I confirm to you, it’s different. Today and tomorrow’s events should allow us to gauge the level of horses and riders at the end of this unprecedented period in the history of our sport. It is actually a little more complicated than before, since we know that we have to advance step by step, even within a weekend of competition, and that, at today’s level, may not be the same in two days. However, this week, the number of penalty-free rounds will not have a huge importance for me: for this recovery, I’d rather see horses jumping well, rather than performance of horses at all costs. We do not always realize the time it takes for riders, these professionals, to take a horse to such level. All have gone through this confinement by adopting different methods, and I absolutely do not want to be the one who will spoil their work with tests that are too demanding. The safety and integrity of the horses is even more important in the course designer’s work at the end of this period.

After a few tests on each level (CSI 1, 2 and 4 *), how did you find all the horses

They are fine ! They seem to be in good shape, and are not necessarily surprised to find themselves again on a track. This weekend, the ring at the Hubside Jumping is already exceptional. But despite this top ring and the visible shape of the horses, I repeat, I will not offer tricky designs. The distances will be clear, the combinations not necessarily technical: the horses must find a certain routine. The riders with whom I spoke confirmed to me that this soft approach was the one they advocated.

One can imagine what a professional rider does when he is confined to a stable: he continues to train. But what did a master course designer do for three months without competition?

I continued to train (laughs) too. I tried to work on new ideas, for future designs, with new distances, new colors, new obstacles, etc. Our sport is alive, it evolves continuously. This period was an opportunity to advance the level of our work. But all these ideas, I will present them later. This weekend, let’s stay classic so as to return to the routine!

Source; Press release from Daniel Koroloff for Hubside Jumping

Photo: © Hubside Jumping / Marco Villanti

 

FRANÇAIS

Nous connaissons le métier de chef de piste, ses missions. Mais chef de piste alors que les cavaliers et les chevaux n’ont pas participé à une compétition depuis trois mois, est-ce différent ?

Je vous confirme, c’est différent. Les épreuves d’aujourd’hui et de demain doivent permettre de jauger le niveau des chevaux et des cavaliers à la sortie de cette période inédite dans l’histoire de notre sport. C’est effectivement un peu plus compliqué que précédemment, puisque nous savons que nous devons avancer step by step, au sein même d’un week-end de concours, et que le niveau d’aujourd’hui ne sera peut-être pas celui de dans deux jours. Pour autant, cette semaine, le nombre de sans-faute n’aura pas une énorme importance pour moi : pour cette reprise, je préfère amplement voir des chevaux qui sautent bien, plutôt que des chevaux performants coûte que coûte. On ne réalise pas toujours le temps qu’il faut aux cavaliers, à ces professionnels, pour mener un cheval à un tel niveau. Tous ont traversé ces confinements en adoptant des méthodes différentes, et je ne veux absolument pas être celui qui gâchera leur travail par des parcours trop pointus. La sécurité et l’intégrité des chevaux sont encore plus centrales dans le travail du chef de piste à la sortie de cette période.

Après quelques épreuves sur chaque niveau (CSI 1, 2 et 4*), comment avez-vous trouvé tous les chevaux ?

Ils vont bien ! Ils semblent être en forme, et ne sont pas forcément surpris de se retrouver de nouveau sur une piste. Ce week-end, le plateau sur l’HUBSIDE JUMPING est déjà exceptionnel. Mais malgré ce top plateau et la forme visible des chevaux, je le répète, je ne proposerai pas de parcours piégeux. Les distances seront franches, les combinaisons pas forcément techniques : les chevaux doivent retrouver une certaine routine. Les cavaliers avec lesquels j’ai échangé m’ont confirmé que cette approche soft était celle qu’ils préconisaient.

On imagine ce qu’un cavalier professionnel fait lorsqu’il est confiné dans une écurie : il continue de s’entraîner. Mais qu’a fait un chef de piste pendant trois mois sans compétition ?

Moi aussi, j’ai continué à m’entraîner (rires). J’ai essayé de travailler sur de nouvelles idées, pour des parcours à venir, avec de nouvelles distances, de nouvelles couleurs, de nouveaux obstacles, etc. Notre sport est vivant, il évolue en continu. Cette période était l’occasion de le faire avancer également à notre niveau. Mais toutes ces idées, je les présenterai plus tard. Ce week-end, restons classiques de façon à revenir à la routine!

Source: Communiqué de presse par Daniel Koroloff pour L’Hubside Jumping

Photo: © Hubside Jumping